dimanche 20 février 2011

Crêpes et beignets



C'est le joyeux temps du carnaval et du mardi gras,
période attendue de réjouissances qui commence,
après la fête des rois, avec la Chandeleur.
C'est la fête de la lumière, annonçant la résurrection du Christ à Pâques,
mais aussi des bals masqués et des divertissements burlesques,
évoquant les rites magiques
destinés à garantir la fertilité, le bonheur et la fécondité de la nature,
pour le nouveau cycle qui recommence.

Ces prochains jours,
je vais tenter de vous présenter plusieurs sortes de crêpes et beignets.

Mais commençons d'abord par la pâte à crêpes traditionnelle

Pour 24 crêpes environ :
Mettez 250 g de farine dans une terrine,
faites une fontaine,
ajoutez 25 cl de lait, délayez,
  puis ajoutez 3 œufs battus en omelette,
2 cuillerées à soupe de beurre fondu,
un peu de sel et 2 cuillerées à soupe de sucre.
Ajoutez encore 25 cl de lait
puis éventuellement un parfum : 
rhum, liqueur, sucre vanillé, zestes d'agrume.
Laissez reposer pendant 2 heures avant emploi.

 Le rituel

Chacun sait qu'il faut faire sauter les crêpes 
en tenant une pièce  de monnaie dans sa main, 
si l'on veut s'assurer bonheur et chance durant toute l'année.
D'autres pensent qu'il suffit de toucher du doigt la queue de la poêle.

La bonne technique

Dans une poêle bien graissée et bien chaude, 
versez 1/2 louche de pâte 
et inclinez la poêle pour napper régulièrement le fond. 
Au bout de quelques secondes de cuisson, 
les bords se soulèvent légèrement et se décollent tout seuls.
Retournez la crêpe avec une spatule souple et cuisez l'autre côté.

La présentation :

Saupoudrée de sucre et pliée en quatre,
la crêpe peut aussi être arrosée de jus de citron, 
tartinée de confiture et roulée, 
fourrée de crème pâtissière ou de frangipane, 
nappée de beurre d'orange , de chocolat
ou encore, arrosée de rhum et flambée.

Fêtons les rois


 Bon, je suis en retard pour vous parler de la fête des rois
et de l'Épiphanie avec sa fameuse galette...
C'est que je pensais que mon blog n'intéressait personne,
mais je vois que je me suis trompée...
Aussi, j'ai l'intention d'ajouter dans ce blog
un peu d'histoire relative à certains plats ou mets...
Dites-moi si cela vous convient...

La tradition du jour des Rois, le 6 janvier, fête de l' Épiphanie dans le calendrier chrétien,  remonterait, dit-on, au XIe siècle : les chanoines du chapitre de Besançon avaient en effet, pris l'habitude de tirer au sort leur supérieur en cachant dans un pain une petite pièce d'argent. Au fil du temps, le pain devint galette fourrée ou brioche, et la pièce d'argent fut remplacée par une fève crue, puis en porcelaine.

A qui la fève ?

L'origine de la fève pourrait selon certains remonter à l'époque romaine : lors des Saturnales, on élisait un roi par tirage au sort à l'aide d'une fève glissée dans une galette. Ce rituel aurait été ensuite repris par la tradition chrétienne, soucieuse d'éliminer toute trace païenne des fêtes et coutumes de la cuisine calendaire. La gourmandise aidant, la galette des origines fut remplacée par une brioche.

La part du pauvre

Dans certaines  régions, à l'occasion de la fête des Rois, on mettait de côté une part du gâteau pour un pauvre qui aurait frappé à la porte ou pour un membre de la famille absent ce jour-là.
Cette portion était conservée. Au fur et à mesure que le gâteau vieillissait, on pouvait en déduire l'état de santé de l'absent : s'il tombait en poussière, la personne était malade et, s'il devenait jaune, c'était très mauvais signe.

La galette révolutionnaire

A l'époque de la Révolution, la fête des Rois passa pour antipatriotique, et l'on tenta de supprimer son caractère religieux. Ainsi, la galette fut baptisée "galette de l'Égalité" et la fève prit le nom de "Fête du bon voisinage", tandis que la fève en forme d'Enfant Jésus laissa la place à un bonnet phrygien, symbole de la liberté.

La querelle des boulangers et des pâtissiers

Au cours du XVIe siècle, une vive querelle opposa la corporation des boulangers à celle des pâtissiers, chacune revendiquant le droit exclusif de confectionner les fameuses brioches des Rois. Ce furent les pâtissiers qui gagnèrent, mais François 1er, pour contenter les boulangers, leur accorda le privilège de faire autre chose pour fêter l'événement.
Les boulangers continuèrent donc de proposer des pains garnis d'une fève. Mais, au lieu de vendre ces pains, ils les donnaient. Quiconque trouvait la fève se voyait obligé d'offrir une autre galette, prise chez le même boulanger, à quelqu'un. Certains gourmands grippe-sou préféraient, dit-on, avaler la fève plutôt que d'offrir des galettes à la ronde. Les boulangers glissèrent alors plusieurs fèves dans les galettes : on tombait forcément sur l'une d'elles, mais seule celle qui comptait pour l'élection du roi de la fête était noire !

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